Meilleurs Conseils pour les Futurs Instructeurs de Plongée (Par Quelqu'un Qui en a Formé Beaucoup)
- Pierre Gruter

- il y a 5 jours
- 3 min de lecture
Chaque année, je reçois des candidats qui posent la même question sous différentes formes : "Qu'est-ce que je dois faire pour être sûr de réussir ?" C'est la mauvaise question, mais je comprends pourquoi les gens la posent — devenir instructeur ressemble à un grand saut, plein d'appréhension. Alors au lieu de conseils génériques, voici ce que je dis vraiment aux candidats, basé sur ce qui sépare ceux qui s'épanouissent de ceux qui passent tout juste.

1. Enregistre tes plongées avec intention, pas juste des chiffres
Tu as besoin d'un minimum de 60 plongées enregistrées pour commencer ton IDC, mais le nombre compte moins que ce que tu en as fait. As-tu plongé dans des conditions différentes ? Dans des environnements différents ? T'es-tu déjà retrouvé à plonger avec quelqu'un de moins expérimenté que toi et as-tu naturellement glissé vers un état d'esprit d'enseignement — en le surveillant, en anticipant les problèmes avant qu'ils n'arrivent ? Cet instinct vaut plus que la plongée numéro 61 au même endroit familier.
2. Habitue-toi à être observé
Enseigner, ça veut dire être observé constamment — par les élèves, par les co-instructeurs, par moi pendant ton IDC. Si ça te met profondément mal à l'aise en ce moment, c'est normal, mais ça vaut le coup d'y travailler avant d'arriver. Entraîne-toi à expliquer les choses à voix haute, même à toi-même. La confiance devant un public, c'est une compétence, pas un trait de personnalité, et ça s'entraîne.
3. Apprends à dire "je ne sais pas, cherchons ensemble"
Les nouveaux instructeurs ressentent souvent la pression d'avoir toutes les réponses. Tu ne les auras pas, et faire semblant du contraire nuit bien plus à ta crédibilité que de simplement l'admettre. Les meilleurs instructeurs que j'ai formés sont ceux qui sont à l'aise de dire "bonne question, je ne suis pas sûr — cherchons ensemble" plutôt que de bluffer.
4. Comprends le pourquoi, pas juste le comment
C'est la chose la plus importante que je recherche. N'importe qui peut mémoriser une séquence de compétences en cinq étapes. Ce qui compte, c'est de comprendre pourquoi chaque étape existe, pour que quand un vrai élève fait quelque chose d'inattendu — et ça arrivera — tu puisses t'adapter au lieu de te figer. Je ne forme pas des candidats pour réussir un examen. Je les forme pour vraiment enseigner, ce qui veut dire du vrai temps passé sur le jugement, pas juste la répétition.
5. Prends soin de ton corps avant l'IDC, pas pendant
Deux semaines de sessions en piscine, de plongées en milieu naturel, et de longues journées d'enseignement sont physiquement exigeantes d'une manière que la plupart des gens sous-estiment. Arrive reposé, raisonnablement en forme, et hydraté — n'essaie pas de te mettre en forme pendant la formation elle-même.
6. Choisis avec qui tu te formes avec attention
Tous les IDC ne se valent pas, même si le programme PADI est standardisé. La différence est dans le comment — petits groupes contre grands, vrai encadrement contre chaîne de production. Pose des questions avant de t'engager : combien de candidats par formation, combien de temps individuel, ce qui se passe après la certification. Un centre qui ne peut pas répondre clairement te dit quelque chose.
S'il y a une chose que j'aimerais que chaque futur instructeur retienne, c'est celle-ci : l'objectif n'est pas de devenir certifié. C'est de devenir quelqu'un qui mérite de l'être. Ce ne sont pas la même chose, et l'écart entre les deux, c'est exactement ce qu'un bon IDC devrait combler.


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